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"Millésime
89" se voit augmentée d'un certain
nombre de nouveaus venus et se félicite du
retour de quelques vieux compagnons,
partenaires et complices d'autres
spectacles...Une belle troupe, en
vérité !20 actrices et 15 acteurs prêts
à tenter l'aventure..car c'en est
une, et pour plus d'un !34
comédiens de tous âges et de tous
horizons..tous là, animés par la ferme
intention de mener le bateau à bon port..;Et
que peut-il y avoir en commun entre Marie et
Mireille, sinon l'envie que la
traversée soit belle.C'est aussi
ce qui fait que Gilles ne soit pas si
éloigné d'André, même si l'on se
doute que l'un pourrait facilement être
le grand-père de l'autre...Et le
théâtre se chargera de les rapprocher.
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Dans un premier temps,
nous n'avons pas travaillé directement
sur la pièce. Il fallait d'abord créer
une dynamique de groupe, installer une
confiance mutuelle, laisser les acteurs
créer des liens entre eux. Il fallait
aussi créer une homogénéité dans le travail.
Car chaque personne arrive avec un
parcours différent. Si, pour certains, le
plateau de théâtre est un endroit
relativement familier (parce qu'ils ont
déjà joué dans d'autres troupes, suivi
des cours, des stages, participé à des
ateliers), d'autres sont "tout
neufs", "tout inquiets"
aussi, à la mesure de leur désir. Il y a
aussi ceux qui étaient venus à la première
réunion "comme par hasard"...pour
accompagner quelqu'un, une amie, un
enfant, pour proposer d'aider à ceci, à
cela...et qui sont restés, pris au
jeu.....Parce qu'il est bien entendu
question de se faire plaisir...
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Ainsi sont les 35 acteurs
Devant cette différence
d'expérience, il était important
d'installer un mode de travail commun,
une énergie partagée, une qualité de
concentration, une connivence. Il
n'est pas facile, pour qui commence au
théâtre, de prendre la parole, le plateau,
d'être sous les regards...de jouer.
C'est pourquoi notre mois de janvier a
été employé à différents exercices dont
l'exigence n'a pas altéré le
plaisir des participants, et qui ont permis
d'entamer un travail de technique de
l'acteur. Ces exercices, nous
continuerons à les pratiquer jusqu'au
spectacle, car ils constituent un bon
"ciment" quant à l'esprit de troupe.
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Mais il est temps de mettre en route la
pièce elle-même
Nous avons donc
effectué une lecture - chaque acteur tirant
au sort le personnage qu'il devait lire
ce soir-là - afin de ne pas encore se
préoccuper de la distribution et de laisser
résonner le texte sans entrave. Puis, la
semaine suivante, il a été procédé à la
distribution.Chacun hérite donc de sa
"partition". Dans cette pièce,
pas de premiers rôles (oh, bien sûr, le bon
roi Henri ne passe pas inaperçu..) mais la
réussite du spectacle repose sur chacun ;
alors, des cousettes à "ces beaux
messieurs", chacun en est responsable.
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35 acteurs...et 35 personnages...
Ceux de la Cour, de
passage....et les gens du cru, petit peuple
de Faverges, commentant l'actualité de
cet octobre 1600... Les historiens nous
ont fait la peinture de l'entourage
d'Henri IV, et quant aux notables de la
région, les archives nous ont donné de
précieux renseignements. Pour les autres
personnages, c'est à l'imagination
de chaque acteur qu'il faut faire
appel, afin de leur donner vie.
L'auteur a laissé le texte ouvert pour
cela. Alors, un début de travail consiste
à dire "qui est qui", donner des
noms, fabriquer des identités
vraisemblables, proposer des
biographies...des caractères en fonction des
répliques prononcées... Les comédiens
interprétant ces gens du peuple se sont
eux-mêmes réparti le texte à dire, à partir
des propos, des envies, des tempéraments :
ils ont tissé leur partition.
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A présent, les séances
s'organisent par petits groupes de 5 ou
6 (par scènes), ce qui permet
d'effectuer un travail de détail et
d'aborder l'interprétation, la
troupe se retrouvant au complet environ une
fois par mois.
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