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SOCIAL
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SECU Le Medef veux étatiser et privatiser la sécurité sociale PERSONNES HANDICAPEES A Annecy et Evian, 2 forums pour l'emploi SALARIES HANDICAPES L'emploi, un droit |
RETRAITES Pour une reconnaissance du droit au départ anticipé à la retraire des salariés ayant commencé à travailler très jeunes
Le gouvernement vient
de stopper net la discussion sur la
proposition de loi déposée par le groupe
communiste à l'Assemblée Nationale
visant à ouvrir la possibilité de départ à
la retraite avant 60 ans aux salariés ayant
le plein de leurs cotisations.
Cette
manière de clore le débat sur un sujet
socialement si sensible n'est pas
acceptable. La C.G.T. estime que
l'ouverture de ce droit au départ
anticipé serait une manière de rendre
justice à une génération de salariés qui ont
commencé à travailler jeunes, qui ont subi
des conditions de travail pénibles et des
horaires longs. Le renvoi de cette mesure à
plus tard laisse supposer qu'elle
pourrait servir de monnaie d'échange en
contrepartie d'un allongement pour tous
de la durée de cotisation exigée ! Ce serait
un bien mauvais calcul.
La C.G.T. va
continuer sa bataille pour une
reconnaissance sans contrepartie de ce droit
au départ anticipé pour ces 850 000
travailleurs concernés comme pour
l'accès à l'emploi de toutes les
générations de salariés sans discrimination d'âge.
SECU Le Medef veux étatiser et privatiser la sécurité sociale
Le Medef a présenté
hier à Strasbourg son projet de réforme de
la Sécurité Sociale. Ce projet est sans
surprise.
Il confirme la volonté de
l'organisation patronale de faire
éclater le système de Sécurité
Sociale.
Il prône à la fois son
étatisation, sa privatisation et son
financement par l'impôt. C'est
inacceptable.
L'élément majeur des
propositions du MEDEF, dans le domaine de la
santé, est son ouverture à des opérateurs
privés.
Les assureurs sociaux ont tout à
craindre de telles
propositions.
L'appréciation,
portée en son temps par la C.G.T., sur les
véritables raisons du départ du MEDEF des
Conseils d'Administration des Caisses,
se révèle aujourd'hui tout à fait
exacte.
Les propositions du MEDEF nous
renforcent dans notre conviction que le
syndicalisme doit se rassembler pour gérer
la Sécurité Sociale, défendre ses valeurs et
principes fondamentaux.
Une réforme pour
en démocratiser la gestion
s'impose.
Elle doit permettre aux
assurés sociaux de se rapproprier la
Sécurité Sociale, et d'élire leurs
représentants dans les Conseils dont la
composition et le collège employeur doivent
être repensés.
Face aux prétentions du
patronat, la C.G.T. appelle les assurés
sociaux à être vigilants.
PERSONNES HANDICAPEES A Annecy et Evian, 2 forums pour l'emploi

Ces deux forums
organisés par l'A.D.P.T. (association
publique) dont le siège est à Evian avec le
concours de l'AGEFIPH se déroulaient
dans le cadre de la semaine de l'emploi
des personnes handicapées.
La C.G.T.
partenaire national de ces initiatives était
présente (notre photo : le stand C.G.T. au
forum d'Annecy à l'Impérial) à
Annecy et à Thonon.
Si de nombreux
salariés confrontés aux problèmes du
handicap et de l'inaptitude étaient
présents, on doit noter l'absence des
entreprises qui ne respectent pas la
législation sur
l'emploi.
Travailler, c'est
gagner sa vie en participant à la création
des richesses qui font vivre chaque membre
de la communauté.
Travailler est, à la
fois, un acte de solidarité avec ses
semblables et une marque d'appartenance
à la collectivité et l'affirmation de
sa dignité. L'accès à l'emploi est
donc essentiel pour chaque individu. Si ce
droit est inscrit dans notre constitution,
il faut dans les faits, l'imposer par
la lutte. La C.G.T. a mis cette bataille au
premier plan de son activité. L'emploi
solidaire que nous revendiquons, c'est
l'emploi pour les personnes handicapées.
SALARIES HANDICAPES L'emploi, un droit
Il y a, actuellement,
260 000 demandeurs d'emploi qui sont
des travailleurs handicapés. Chaque année,
700 000 salariés font l'objet
d'une déclaration d'inaptitude
totale ou partielle et courent le risque
d'une rupture de leur contrat de
travail.
Le rôle des conditions de
travail et la lutte pour leur amélioration
sont essentiels.
La pénibilité du
travail fabrique un nombre très important de
personnes handicapées. Leurs chances de
garder leur emploi sont considérablement
réduites. La pénibilité empêche, aussi,
l'embauche de demandeurs d'emploi
fragilisés par des problèmes de santé.
À
l'inverse, de meilleures conditions de
travail permettent l'insertion au
travail des handicapés et fabriquent moins
d'inaptitude au travail.
Si la
lutte pour l'amélioration des
conditions de travail porte ses fruits, elle
ne règle pas les problèmes, dans
l'immédiat du moins, de tous ceux qui
sont touchés par l'inaptitude.
Le
premier objectif revendicatif est donc bien
le maintien dans l'emploi.
Des
appuis législatifs
Notre législation
nous donne des appuis pour imposer le
maintien du contrat de travail, ou, au
moins, arriver à un reclassement. Il en est
ainsi de l'interdiction des
discriminations fondées, notamment, sur la
maladie ou le handicap.
Tout comme
l'obligation de rechercher un
reclassement qui n'est pas à négliger.
Même si ce n'est qu'une obligation
de moyen, avec la collaboration du médecin
du travail, nous pouvons sauver bon nombre
de contrats de travail.
En outre,
l'arsenal législatif devrait être
amélioré pour être en conformité avec la
Directive communautaire du 20 novembre
2000.
L'accès à la formation
entrera dans son champ et la charge de la
preuve sera renversée : c'est
l'employeur qui devra prouver
qu'il n'a commis aucune discrimination.
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