|
La crise mondiale ouverte par
le massacre du 11septembre à New-York semble glisser
vers un paroxysme dont personne n'est capable
d'imaginer l'issue. Un mois après le
déclenchement des bombardements en Afghanistan, qui
peut sérieusement évoquer les effets sur le
détestable pouvoir des taliban et des réseaux
terroristes ? Par contre, ce que l'on peut
mesurer c'est le nombre croissant de victimes
civiles innocentes, et qui jette dans un profond
désarroi les organisations humanitaires désormais
impuissantes à contenir l'océan de détresse et
de misère dans lequel se noie le peuple afghan et
une partie du monde. Chaque jour 100.000 enfants
de plus, dit-on, sont affectés par la
malnutrition. Est-ce possible encore longtemps
?... Des voix s'élèvent sur la planète pour
combattre le terrorisme sans concession, avec le
sang-froid et le discernement nécessaires. Ces
efforts doivent être encouragés. Le dialogue doit
s'ouvrir dans nos entreprises, sur les lieux de
vie. Libérer la parole, échanger dans le respect
de l'autre, n'est-ce-pas apprendre
ensemble à imaginer la liberté des hommes contre
toutes les formes d'intégrisme. La
vengeance ne peut-être conseillère pour une vraie
justice. La C.G.T. n'entend pas baisser la
garde dans ce contexte inédit pour porter les
exigences de progrès social, de démocratie et de
paix qui s'expriment ici et de par le
monde. En manifestant le 13 décembre à
Bruxelles, en revendiquant plus de droits sociaux en
Europe, nous porterons une certaine idée de la
marche du monde. Agnès NATON.
|