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La modération salariale
n'est plus de mise. Les salariés n'ont pas
à faire les frais de la crise boursière. Sur les
trois dernières années les salaires en France
auraient progressé en moyenne de 1,6% par an,
c'est moins que la croissance et sans commune
mesure avec l'explosion des profits
boursiers. La faillite en juillet de deux fonds
de pensions américains, la situation délicate des
salariés actionnaires de France Telecom nous
poussent à être plus offensifs pour imposer des
solutions durables et solidaires pour la retraite
par répartition et pour la revalorisation des
salaires directs. Sur le premier semestre 2001,
les salariés ont subi 395 plans "sociaux"
(lire casse et licenciements) soit 3 fois plus que
l'année précédente. Les financiers semblent
vouloir aggraver la situation prenant pretexte du
drame du World Center. Toutes ces raisons
appellent à une mobilisation déterminée de la part
de tous les salariés, c'est le sens de
l'appel intersyndical du 16 octobre. Mettre
un coup d'arrêt à la dégradation sociale.
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