|
Fini le temps du réformisme
honteux du gouvernement Jospin, nous sommes rentré
dans l'ère du "Libéralisme social" et
de l'autoritarisme avec le gouvernement
Raffarin. L'inspiration ultra-libérale des
premières mesures de la nouvelle majorité convient
tout à fait au Medef. Nul doute que Sellières et
Kessler mettent tout en oeuvre pour que ce
gouvernement réussisse et accélère les
réformes. Le projet de loi Fillon illustre
gravement les objectifs de déréglementation des
droits des salariés. A l'évidence à travers sa
volonté "d'assouplir" les 35 heures
le ministre veut assouplir "l'échine"
des salariés, pour les forcer à courber le dos au
exigences patronales. Pour la CGT, l'heure
est grave. Le gouvernement donne au Medef les
outils pour en finir avec les 35 heures en libérant
le contingent des heures supplémentaires, ramenant à
10 % les majorations au lieu de 25 %, étendant à
d'autres salariés le forfait journalier
(travailler jusqu'à 13h/jour et être payés 8
h), la durée d'Epargne Temps passant à 10
ans. Le gouvernement plombe le SMIC sous
prétexte d'uniformisation en le déconnectant
des augmentations de salaires et en bloquant en
partie les primes compensatoires. Dans le même
temps, le Medef surenchère en demandant la liberté
de choisir la politique sociale en fonction des
profits. Le gouvernement a choisi sa
trajectoire, tourner le dos aux besoins sociaux,
fragiliser la croissance et le développement
économique. Aucune organisation syndicale
n'a soutenu le projet de loi Fillon. La
meilleure manière de peser dans ces enjeux sociaux
qui déterminent notre vie, c'est que les
salariés se fassent entendre. Le 26 septembre
est une première étape. Agnès NATON
Secrétaire Générale de l'UD
|