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Le discours sécuritaire dont on
nous a rabattu les oreilles pendant plusieurs mois
nous a conduit là où l'on sait. Mais il me
semble que l'essentiel n'a pas été
dit. N'est-ce pas faire preuve d'une
extraordinaire violence que de jeter dans
l'incertitude du chômage et de la précarité des
familles entières sous prétexte de rentabilité
insuffisante aux yeux des actionnaires. Parfois
licencier sans honte après avoir bénéficié sans
contrôle, d'aides de l'état issu de nos
impôts, jetant à la rue des dizaines, des centaines,
des milliers de salariés. N'est-ce pas
faire preuve d'une extraordinaire violence que
d'utiliser les méthodes de management basé sur
le harcèlement des salariés les poussant
jusqu'à la destruction de leur environnement
familial et social, la dépression, et parfois même
l'irréparable suicide ? De même la simple
négligence dans le B.T.P. fait un mort par jour.
Négligence de la part de l'employeur qui par
recherche de productivité et rentabilité nie les
règles élémentaires de sécurité et place les
salariés en situation dangeureuse. Qui crée donc
le plus d'insécurité : la banlieue ou les
patrons qui licencient, stress, poussent au suicide,
négligent les conditions de sécurité... Alors me
direz-vous, que faire contre cette insécurité là,
dont nombre de salariés sont victimes au quotidien
depuis plusieurs décennies dans l'indifférence
la plus complète des pouvoirs publics et politiques
? Et bien se battre pour le respect de la
dignité humaine, afin de placer l'être humain
et non l'argent roi au centre de nos
préoccupations. Las des discours électoralistes
la C.G.T. a pris très au sérieux ces problèmes
d'insécurité dans l'entreprise et avec les
salariés concernés combat pied à pied les
irrévérencieuses attitudes du patronat sans le
concours de la tribune médiatique octroyé aux thèses
facsisantes de Monsieur Le Pen. Rejoignez-nous,
prenez part à l'action, au débat, chacun
d'entre nous compte pour un, patron, chômeur,
ou salarié. Soyez en convaincu. Philippe
GAGNIEUX Secrétaire de l'U.D.C.G.T.
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