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ACTION : Modernisation sociale,
un 22 mai qui dérange
juin 2001
Mardi 22 mai, l'Assemblée
Nationale débattait du projet de loi sur la
modernisation sociale. Ce jour-là, la C.G.T. avait
décidé de mobiliser les salariés actifs, retraités,
précaires, sans emplois, secteur public, secteur privé.
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Les exigences :
le droit à
l'emploi stable et durable, le refus
des licenciements dans les entreprises qui
réalisent des profits, leur juste part dans
la redistribution de ceux-ci quand ils existent.
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L'action nationale :
dès le matin, la C.G.T
s'était manifestée aux portes du
Parlement, rappelant avec force la
détermination des salariés d'avoir de
nouveaux droits pour intervenir contre les
licenciements et sur le choix stratégique
des entreprises. Dans la journée 20 000
manifestants à Paris, 15 000 à Marseille, 2
000 à Lyon...
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En Haute-Savoie :
dans le département,
150 à Annecy et 50 à Bonneville avec la
participation de délégations des principales
entreprises et localités. A Annecy, une
délégation a été reçue par le MEDEF et à la
préfecture. Une motion a été déposée
soulignant les caractéristiques du
Département : si le chômage recule et
avoisine les 5,5%, 1 salarié change en
moyenne 10 fois d'employeur en 1 an. De
plus, le département est loin d'être
épargné par les plans de licenciements
Picon, KSB, Guinard, Serdi, menaces chez
Dana-Glacier-Vandervel, Roche-Nicholas,
Valéo, Ingagel, Papeterie de Cran...
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Une action qui compte :
le 22 mai donne plus de
poids aux propositions C.G.T. pour la
conquête de droits nouveaux et
l'intervention des salariés à
l'entreprise. Le 22 mai a pesé sur
le débat parlementaire. Cependant sur le
fond, le projet de loi reste loin des
attentes des salariés confrontés aux
licenciements collectifs ou individuels.
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Rien sur l'essentiel :
- le plan social sera
désormais appelé plan de sauvegarde de
l'emploi mais il ne comporte aucune
modification plus contraignante concernant
la définition du licenciement pour motif
économique; - aucuns droits nouveaux
pour les représentants du personnel leur
permettant de contester et d'annuler un
plan de licenciement - l'employeur
sera simplement soumis à des procédures
supplémentaires suivant les cas mais aucunes
contraintes pour remettre en cause ses intentions.
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Et la suite maintenant :
le vote à
l'Assemblée est repoussé au 13 juin. Il
y a urgence, d'ici-là, à poursuivre et
à intensifier les initiatives en direction
du Patronat, du Gouvernement, des élus de la
Nation. C'est ce que propose la C.G.T.
à tous les niveaux, à toutes les structures,
à toutes les organisations syndicales, à
tous les salariés.
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Le rassemblement à Annecy
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PLUS LOIN, PLUS FORT, PLUS NOMBREUX,
TOUS ENSEMBLE POUR L'EMPLOI.
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