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Prud'hommes, 11 décembre Pourquoi voter L'épargne salariale La C.G.T participe mais... |
Prud'hommes, 11 décembre Pourquoi voter
Le 11 décembre 2002, vous serez près de 18 millions de salariés travaillant en France, cadres, débutants, intérimaires, titulaires d'un contrat précaire, chômeurs quelle que soit votre nationalité, à élire les conseillers prud'hommes.
Le conseil des
prud'hommes est une institution unique
en Europe, où siègent, à parité, des juges
élus par les salariés et ceux élus par le
patronat. Il est le dernier recours pour
faire respecter vos droit lors d'un
litige avec votre employeur et il est
compétent pour :
- ordonner la
requalification en CDI de CDD ou de missions
d'intérim successifs ou illégaux
;
- contrôler le motif des licenciements
économiques, les plans sociaux et conduire à
des réintégrations ;
- condamner des
"motifs" de licenciements tels que
la perte de confiance, le refus de
bouleversement des horaires de travail...
;
- condamner les atteints à la dignité,
le harcèlement ou des
discriminations.
Au quotidien et partout
la C.G.T. obtient des résultats.
->
Discrimination et harcèlement moral (Conseil
des prud'hommes de Moulins)
Michel
B. obtient de Carrefour 200.000 Euros de
Dommages et Intérêts.
-> Egalité des
salaires des intérimaires (Conseil des
prud'hommes de Rennes)
Six
entreprises de travail temporaire condamnées
à payer les intérimaires sur les bases des
salariés de Citroën.
-> Licenciements
pour fait de grève (Conseil des
prud'hommes de Paris)
Réintégration
de jeunes salariés de chez Mc Donald's
licenciés suite à une grève pour obtenir
l'élection de Délégués du
Personnel.
-> Licenciement
"boursier" (Conseil des
prud'hommes de Soissons)
170
salariés de Michelon-Wolber licenciés, alors
que leur entreprise réalise des bénéfices,
obtiennent des Dommages et Intérêts. Une
demande de réintégration est en
cours.
-> Temps de travail effectif
(Conseil des prud'hommes de
Toulouse)
Les formateurs de L'Afpa
obtiennent que leur temps de trajet domicile
- lieux de travail soit payé.
L'épargne salariale La C.G.T participe mais...
La C.G.T. participe au
Comité Intersyndical de l'Epargne
Salariale ainsi que la C.F.D.T., la C.G.C.
et la C.F.T.C.
Disons-le d'emblée,
la C.G.T. n'est pas pour autant plus
favorable aujourd'hui qu'hier à
ces dispositifs.
Ils sont inégalitaires,
exonérés de cotisations sociales et
contribuent à déséquilibrer les régimes de
retraite.
De tels dispositifs existent
depuis très longtemps, 1959 pour
l'intéressement par exemple.
Avec
le vote de la loi Fabius, l'épargne
salariale est étendue aux P.M.E. - P.M.I. et
devrait faire l'objet de négociations
annuelles quasi-obligatoires dans toutes les
entreprises.
Alors, devrons-nous nous
replier sur nous même, dénoncer
l'épargne salariale comme marche-pied
pour les fonds de pension et laisser les
opérateurs financiers agir seuls, ou prendre
pied dans les négociations et défendre
partout les intérêts des salariés ?
Si
la C.G.T. a décidé de s'investir dans
ce dossier, ce n'est certainement pas
le signe d'une quelquonque conversion
aux objectifs patronaux, mais c'est
pour agir avec plus d'efficacité et
prendre une "posture
revendicative".
Pour autant, le
socle de nos revendications reste bien calé
sur le pouvoir d'achat des salaires, la
retraite par répartition, le plein emploi
solidaire, une sécurité sociale égalitaire
et de haut-niveau, des services publics
répondant aux besoins des populations. Pour
cela c'est ensemble que nous devons
construire un grand mouvement social.
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