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La menace fasciste
(provisoirement) repoussée, il reste tout à
faire. D'abord revenir sur les résultats de
ces deux tours des présidentielles, pour comprendre
et faire autrement. Nous, syndicalistes, nous
savons trop de quel poids pèse la surexploitation
des salariés des entreprises et qui a pour nom :
conditions de travail, bas salaires, flexibilité,
intensification du travail. Nous, syndicalistes,
nous savons trop de quel poids pèse la répression
syndicale des militants qui a pour nom : blocage des
carrières, harcèlement, sanctions,
licenciements. C'est bien de cette
insécurité sociale dont nous
souffrons. C'est bien cette société du
profit capitaliste exacerbé qui est le terreau des
idées d'extrême droite. Alors il faudra
bien rapidement répondre à cette attente sociale, à
ce cri de la société. Pour repousser
l'extrême droite et Le Pen nous avons eu besoin
de toutes nos forces. Pour mettre le pays sur le
chemin de la conquête de nouveaux droits sociaux
pour tous les salariés, nous avons besoin de
l'engagement de tous nos salariés. Alors
partout, dans les entreprises, renforçons
l'action syndicale, syndiquons-nous,
impliquons-nous et luttons. Un secrétaire, Luc SINKIEWICZ.
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