HSO mars 2002cgt.haute-savoie@wanadoo.fr |
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ENTREPRISES
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BOSCH-REXROTH Le succés de la lutte SOMFY Remettons les pendules à l'heure VALLEE de l'ARVE Le souffle revendicatif SALOMON La C.G.T. est un bon outil REXAM REBOUL La C.G.T. signe l'accord salarial PAPETERIES du LEMAN Débrayage pour la dignité S.A. EVIAN Pour les actionnaires, les profits, pour les salariés, les pertes |
BOSCH-REXROTH Le succés de la lutte
A l'issue de la
négociation annuelle, l'objectif de la
direction était d'individualiser
complètement toute évolution de salaire en
accordnat une augmentation de
l'enveloppe de 2% répartie à la
"tête du client". En résumant de
la sorte, la N.A.O. en 2003 ou 2004, les
salariés de Bosh, non seulement
n'auraient plus d'augmentation
générale (pour le maintien du pouvoir
d'achat) mais à coup sûr, rien non plus
en évolution individuelle (comme cela existe
malheureusement dans des usines de
décolletage de la vallée). Une façon peu
convaincante de vider la négociation
collective, puisqu'à l'appel de la
C.G.T. et la C.F.D.T., le personnel, dans
l'unité, à 90% a mené une grève
d'une semaine.
Les résultats de la
lutte :
* jusqu'au coefficient 270,
le principe d'une augmentation générale
des salaires de 1,4% avec un mini de 25
Euros est arraché ; + 0,6% pour les
augmentations au choix ; +0,2% en masse pour
les promotions ;
* au delà du
coefficient 270, 2% d'augmentation
individualisée ;
* pour tous, la
subvention patronale pour le restaurants des
Lacs portée à 3 Euros (45,68 F), les
qualifications pour les médailles du travail
revalorisées de 500F.
Au-delà de
l'enjeu, pas de remise en cause du
pouvoir d'achat par
l'individualisation des salaires, et de
ce résultat ; des liens formidables de
solidarité se sont tissés dans le personnel
à travers les assemblées générales et au
piquet de grève.
Et surtout, le
personnel a démontré à la direction sa
capacité à se mobiliser et à lutter. Il a
gagné en respect en en dignité.
Le
personnel a beaucoup acquis en confiance de
lui-même et s'est prouvé qu'il est
capable de s'unir, de lutter de façon
très dure.
SOMFY Remettons les pendules à l'heure
La Direction de Somfy
organise une campagne de dénigrement
calomnieuse de la C.G.T. et de ses élues
(élus).
A l'occasion des
négociations salariales, elle manoeuvre pour
ne pas satisfaire les revendications des
salariés, tout en semant le trouble pour
faire porter le chapeau à la C.G.T.
1er
acte ; en décembre, chantage de la direction
: "Si vous (la C.G.T.) débrayez pour
l'augmentation de la prime, il n'y
aura pas d'intéressement"...
C'est la faute de la C.G.T.
2ème
acte ; après une première réunion de
négociation sur les salaires où la C.G.T.
avance 2% pour 1,75% prévu par la Somfy. La
Direction accuse la C.G.T. de ne pas avoir
participé à la réunion (ce qui est faux)
avec comme objectif de décrédibiliser la
C.G.T. sur son peu de sérieux.
3ème acte
: la direction annonce que si tous les
syndicats (la C.G.T.) ne signent pas à 1,75%
l'augmentation ne sera que de 1,5%
rendant ainsi la C.G.T. responsable de
-0,25%. C'est un comble. De qui se
moque-t-on ? Somfy n'est pas en
autogestion Direction / C.G.T. C'est
bien la Direction qui a le pouvoir.
La
C.G.T. l'a annoncé, elle ne signera
qu'à 2%. Point.
VALLEE de l'ARVE Le souffle revendicatif
BOSCH-REXROTH à
Bonneville / C.G.T. - C.F.D.T. 530 salariés
: augmentation générale des salaires et
primes, contestation de la
flexibilité.
INVENSYS (ex EATON) à Thiez
/ C.G.T. - C.F.D.T. - F.O. 600 salariés :
maintien des emplois, contestations des
délocalisations, révisions du "plan
social".
A.E.M.F. à Marignier /
C.G.T. 130 salariés : Contre un projet de
délocalisation et fusion avec Cartier
Technologies.
Dans ces entreprises, les
salariés ont décidé de se battre pour mettre
en échec les arguments patronaux : "on
fabrique des pertes", "difficultés
financières", "on coûte trop
cher"... Chacun le sait : une
entreprise qui travaille à perte
n'existe pas.
Pour les patrons, la
priorité actuelle est aux profits
financiers... Le développement industriel,
les salaires et l'emploi passent après
!...
Exemple : Bosh-Rexroth, 10 millions
de francs d'aides publiques, une dette
fiscale qui s'élèverait à 12 millions
de francs et des actionnaires qui continuent
à être largement rétribués...
Chez
Bosh-Rexroth, après une semaine de grève à
90%, les salariés ont obtenu : le maintien
de l'augmentation générale annuelle,
une prime de 183 euros, et
l'augmentation des primes
d'équipe, de médaille du travail et de
la part patronale à la cantine.
Chez
Invensys, après 24h de grève à 100% les
salariés ont obtenu :
* l'abandon
d'une solution... dite de modulation
des horaires et avancée par la direction
comme... moyen de maintien de l'emploi
;
* une plus forte prime de
licenciement. Bon à prendre pour les
victimes de suppression de postes... mais
qui laisse perplexe sur le fond, car la
direction poursuit son plan de
délocalisation de productions.
Chez
A.E.M.F., expression publique avec
banderoles comme action de prévention, suite
aux intentions déclarées de la direction de
délocaliser des fabrications à
l'étranger et opposition au projet de
fusion qui ne présage rien de bon.
Dans
ces trois entreprises, les projets de
directions sur les salaires et les
délocalisations auraient des conséquences
néfastes pour les salariés, pour
l'emploi et pour le niveau de
développement des communes de la vallée.
SALOMON La C.G.T. est un bon outil
Les salarié(e)s
renforcent leur outil ! Aux dernières
élections professionnelles :
En DP : 1er
collège titulaire : la C.G.T. progresse de
9,21% par rapport à 2000 ; elle atteint
ainsi 60,33% et obtient 5 élus sur 8 élus
(+2).
En C.E. : 1er collège titulaire :
c'est une progression de 6,14% par
rapport à 2000 et 4 sièges sur 7
(+1).
Une progression qui conforte la
C.G.T. dans son analyse et dans sa volonté
d'être toujours mieux, le syndicat au
plus près des salarié(e)s.
REXAM REBOUL La C.G.T. signe l'accord salarial
Alors que les salariés
étaient partagés sur la signature, tout le
monde est d'accord pour dire que
c'est insuffisant et qu'il faut
rester unis pour mener les luttes à
venir.
Signer dans ce cas 76,22 euros
(500F) d'augmentation pour tous en 10
mois, la réévaluation des grilles de
salaires avec +200F par mois en 2002 pour
140 salariés, l'augmentation de la
prime de panier pour tous les équipementiers
soit 8,42 euros (55,26F) par mois et la mise
en place d'un P.R.P. concernant 50
personnes.
Signer c'est garder la
main et ne pas laisser libre la
direction.
Cette signature
s'inscrit dans la mise en oeuvre
d'une ligne revendicative pour
2002/2003.
Ces chantiers concernent la
revalorisation des coefficients sous-évolués
par rapport aux compétences mises en oeuvre,
un nouveau coup de pouce sur les grilles de
salaire et la négociation d'un nouvel
accord d'intéressement prenant en
compte les efforts du personnel et pas
seulement les critères financiers.
Alors
on signe pour la lutte....
PAPETERIES du LEMAN Débrayage pour la dignité
Aux Papeteries du
Léman, le harcèlement est érigé en mode de
gestion par la direction de
l'entreprise.
Les salariés de plus
en plus témoignent de pressions exercées par
un encadrement de
"hussards".
Jeudi 1er février,
un salarié a été volontairement éclaboussé
de "couche" par un responsable
hiérarchique.
Une semaine plus tard, le
salarié accompagné de 2 délégués C.G.T. est
reçu par la direction qui qualifie cet
événement de "simple broutille sans
conséquence". En conclusion, le salarié
ne fait même pas l'objet de la moindre
excuse ni de la direction ni de
l'auteur de l'agression.
En
fait la direction couvre ces actes de
harcèlement qui se multiplient.
Face à
cette situation le personnel a observé une
grève le 11 février 2002.
A suivre.
S.A. EVIAN Pour les actionnaires, les profits, pour les salariés, les pertes
Alors que le groupe
DANONE annonce des résultats 2001 à la
hausse, avec 5,1% sur le chiffre
d'affaire et un bénéfice net de 780
millions d'euros, les salariés se
mobilisent pour obtenir leur dû.
Car si
les actionnaires empochent leurs bénéfices
(+10,4% par action), la direction des Eaux
d'Evian, face aux organisations
syndicales tiend un discours beaucoup moins
triomphant.
Ce discours lénifiant ne
vise qu'à justifier le refus de
satisfaire les revendications notamment de
la C.G.T. (renégocier la grille, titualriser
les salariés précaires, + 3% sur les
salaires, prime vacances, passage à 32
heures, P.R.P.). Les salariés sont donc
appelés à débrayer et à agir.
Une
question : les actionnaires doivent-ils
faire grève pour se remplir les poches ?...
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Editorial : Défense des
travailleurs et de la palestine
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