Millésime 89

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*  La comédienne
*  Une cousette
! Duc de Sully
*  Le Baron de Faverges
*  Mimi dite Marinette
*  Louis De Funès joue dans la troupe !
 

Duc de Sully

Bernard Cazalès interprète le rôle du duc de Sully.

 
 

Le second roi de France ?
Sully, Maximilien de Béthune, baron puis marquis (1601) de Rosny, enfin duc et pair de Sully (1606), est le conseiller préféré d'Henri IV qui l'appelle habituellement "mon ami"; son influence et l'étendue de ses charges royales iront grandissant jusqu'à l'assassinat du roi en 1610. S'il partage un temps le pouvoir avec Nicolas de Neufville et le chancelier Pomponne de Bellièvre, il n'en est pas moins déjà, lors de son passage à Faverges, surintendant des Finances avec rang de principal ministre, grand maître de l'Artillerie et surintendant des Fortifications, grand voyer de France, grand officier de la Couronne. Il recevra aussi les charges d'ambassadeur extraordinaire en Angleterre, de gouverneur de la Bastille, voyer particulier de Paris, etc, à tel point qu'on aurait fini par l'appeler dans toute l'Europe "le second roi de France". Il s'agissait d'une cabale, mais on ne prête qu'aux riches.


Le personnage de Sully est complexe, alliant des traits de caractères contradictoires. Arrogant et grossier, ne dédaignant pas les "bonnes fortunes", aimant à danser le soir, auteur d'un roman plutôt leste, il est pourtant admiré pour son goût de l'ordre, son amour du travail et sa fidélité à son roi. C'était un jeune homme fougueux, porté sur le combat. Ses actions d'éclat sur les champs de bataille l'avaient fait remarquer par le roi de Navarre. Ce sont plus tard ses qualités d'homme politique, de diplomate dans les affaires de l'Etat, de gestionnaire du royaume qu'il remet sur pied et la finesse de ses avis sur toutes les questions d'actualité qui le feront apprécier par le roi de France.


C'est un quadragénaire cultivé qui passe à Faverges, féru de mathématiques, d'histoire et de littérature grecque et romaine mais ce n'est pas de cela qu'il sera question ce soir-là. Certes, on dansera, mais le sens politique de Sully (Rosny) sera mis à l'épreuve car l'intérêt de l'Etat (et de la guerre), au regard de la conjoncture, va le contraindre à admettre et approuver une décision d'importance, contraire à celle proposée quelques instants auparavant.

Et moi, et moi, et moi...
Je parle, je parle, et Sully par-ci, et Sully par-là. Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas lui du tout, le héros de la pièce : quand je vous disais que c'est un personnage complexe !


Le théâtre aussi, c'est complexe. N'est-elle pas complexe la mise en scène ? Et l'écriture de la pièce ? Et les costumes, ils ne sont pas complexes, les costumes ? Et le carrosse à cheval ? Et la création des décors non plus ? Et que dire de la complexité de l'enseignement du branle et de la pavane ? Et de celle du réglage du combat ? Et la recherche historique ? Pas complexe, la mise sur site Internet ? Et le jeu de l'acteur amateur, victime de la complexité de tout ce qui l'entoure ?


C'est pourquoi, cher public, nous avons besoin de vous,


N'hésitez pas à venir voir le spectacle sans complexe!

Et avant Sully ?
Pour en revenir à des propos plus posés, je précise que j'ai personnellement, en 1989, participé à la première "tournée" de Millésime 89 pour les fêtes du bicentenaire.Cela m'a permis d'effectuer quelques enrichissantes recherches historiques et de pouvoir, avec mes compères Guy Brassoud et Michel Pech, coécrire la pièce "Chroniques des années 89".C'est pourquoi, j'apprécie à sa juste valeur le travail qui est accompli pour le spectacle de cette année. D'ores et déjà, je remercie tous les créateurs de cette nouvelle aventure !

Il y a 11 ans déjà, représentation de la pièce "1789".


 

Dans le civil, je suis Technicien de Gestion de Production.