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! Un héros de roman : Jacques de Savoie (1531 - 1585)
 

Un héros de roman : Jacques de Savoie (1531 - 1585)

Un des plus proches parents d'Emmanuel Philibert, duc de Savoie, a joué un rôle non négligeable dans l'histoire de son époque.

 
 


Il s'agit de Jacques, duc de Genevois et de Nemours. Il résidait au château d'Annecy où s'était installée sa mère, Charlotte d'Orléans-Longueville, depuis que François Ier avait mis la main sur le duché de Savoie, en 1536.


Jacques est appelé auprès du roi de France ; il a quatorze ans. Le roi compte en faire son allié. De fait, Jaques mettra tout son dévouement au service de la couronne de France, il combattra dans les troupes d'Henri II contre les armés impériales et leur allié, qui n'est autre qu'Emmanuel-Philibert.


Notre personnage possède de brillantes qualités physiques et intellectuelles. A la cour d'Henri II, il séduit par le brillant de sa conversation tout autant que par son courage et son audace au combat. Son existence est tout entière tissée de sa participation aux guerres et de ses innombrables conquêtes féminines, dont celle de Françoise de Rohan et celle de la duchesse de Guise, Anne de Ferrare, qu'il épousera après la mort de François de Guise.


Les chroniqueurs n'ont pas manqué d'esquisser le portrait d'un personnage aussi haut en couleur. Dans son "Recueil des hommes illustres", Brantôme fait son éloge en écrivant : "Très beau prince, de très bonne grâce, vaillant, bien disant, bien écrivant, s'habillant des mieux... Celui qui ne l'a pas vu en ses années gaies n'a rien vu, et qui l'a vu peut le baptiser par tout le monde la fleur de toute chevalerie." (cité par Max Bruchet, in Revue Savoisienne, 1898).


Il fut à tel point remarqué que Madame de La Fayette en fit le personnage principal de son roman, La Princesse de Clèves, dont elle a situé l'intrigue à la cour d'Henri II. De Jacques, elle écrit : "Mais ce prince était un chef-d'oeuvre de la nature ; ce qu'il avait de moins admirable, c'était d'être l'homme du monde le mieux fait et le plus beau. Ce qui le mettait au-dessus des autres, c'était d'être d'une valeur incomparable, et un agrément dans son esprit, dans son visage et dans ses actions que l'on n'a jamais vu qu'à lui seul." (Romanciers du XVIIème siècle - La Pléiade).


Le portrait qu'en a reproduit Max Bruchet peut témoigner de l'exactitude des propos de ces auteurs.