|
Dans ses mémoires,
François de Bassompierre, maréchal de
France, au service d'Henri IV, écrit
ceci : "Le roi partant d'Annecy
vint coucher à Faverges, qui fut brulé en
partie par l'inadvertance de la cuisine
de bouche où le feu se prit. De Faverges le
Roi alla à Beaufort..."
|
|
N'allons pas
conclure de cet incident survenu par
"inadvertance" (défaut
d'attention, d'application à une
chose déterminée, ce qui advint en effet en
cette nuit du 9 au 10 octobre 1600 par la
faute des cuisiniers "de bouche",
de nourriture), que le roi de France était
un pyromane digne d'un Néron qui fit
brûler Rome en l'an 64 afin de
contempler le spectacle en chantant ses
poèmes. Henri n'avait rien d'un
monarque déséquilibré ; la France de 1600
n'était pas l'empire romain ;
Faverges n'était pas Rome. Et nous ne
devons pas prendre un feu de cheminée pour
l'incendie du Reichstag (... en 1933,
cet acte criminel servit de prétexte aux
nazis, qui l'avait accompli, pour
interdire le parti communiste allemand...)
|
|
L'anachronisme en
histoire est un péché mortel.
|
|