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Jalousie excessive au bord du lac
Un homme, voyant sa
concubine partir vers la plage avec une
copine et un cousin, s'imagine que le
cousin va s'amouracher de sa femme,
et commence par se battre avec lui, puis
impose un rapport sexuel violent à sa
concubine. Il se retrouve devant les
tribunaux quelques temps après.
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Les assistantes sociales fautives
La dame semble être
restée amie avec le monsieur. Elle
se désole des proportions prises par
cette affaire. Si la justice est intervenue,
la défense a eu beau jeu de faire remarquer
que c'est de la faute des assistantes
sociales, qui ont poussé la dame à aller
porter plainte.
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Par ailleurs, le
monsieur étant turc, la "victime",
sa femme, fait remarquer qu'il faut
replacer cette affaire dans son contexte
culturel. L'appartenance à une
culture étrangère pourrait-elle être
une excuse valable à l'agression
sexuelle et au viol ?
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Ce n'est que
depuis vingt ans que le droit français
reconnaît que la femme mariée peut être
victime de viol par son mari. Pour qu'à
l'époque, en 1981, la Cour de cassation
franchisse ce pas, c'est que le mari
avait violé sa femme accompagné
d'un ami, et l'avait en outre
lacérée d'un couteau coupe-moquette...
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Certes, la femme mariée
ou en concubinage est présumée consentir aux
relations sexuelles avec son conjoint (et
heureusement !) ; le viol est néanmoins
constitué lorsque l'on peut apporter la
preuve qu'elle ne voulait pas ce
jour-là (ce qui semble être le cas dans
cette affaire, puisqu'il est dit
que le conjoint a imposé un rapport sexuel violent).
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On peut a priori en
conclure que les juges sont décidément bien
sexistes. On peut également se dire que
leurs jugements sont le reflet d'un
certain état de conscience de la société. Et
si notre société actuelle évolue, et
qu'il semble globalement acquis
qu'un homme est censé respecter le
refus de sa femme (et inversement !), cet
article témoigne que nous ne sommes pas
encore si clairs que nous le prétendons sur
la question du viol. Cette complaisance
malsaine que notre société avait à
l'égard du viol intra-couples ne se
reporterait-elle pas pour partie sur les
relations imposées dans les cultures
différentes ?
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Le viol constitue
actuellement une atteinte fondamentale à
l'intégrité de la personne.
C'est pourquoi c'est un crime jugé
en cour d'assises. Affirmer que des
appartenances étrangères justifieraient un
comportement criminel, n'est-ce pas
mépriser ces mêmes personnes comme
incapables intrinsèquement d'accéder
aux valeurs fondamentales du respect de la
dignité d'autrui ? Nous ne connaissons
pas le détail de cette affaire ; nous
n'en connaissons que ce qui en est
relaté via la presse. Il ne s'agit pas
de prendre parti sur la culpabilité du
conjoint. Simplement, le commentaire de
cette affaire et sa défense, eu égard à
l'origine ethnique des personnes
amènent à penser qu'il subsisterait
encore des "ilôts" de
sous-catégories de personnes non accessibles
aux valeurs, et de la part desquelles il
faudrait être indulgent lorsqu'il
commettent des infractions. Les considérer
ainsi, n'est-ce pas participer au
mépris de l'homme comme celui de la
femme ?
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